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22 septembre 2006 5 22 /09 /septembre /2006 10:33

De temps en temps un petit délire et prendre le temps d'en rire...   autour d'un pot !

ou une réflexion, un coup de blues, un coup de sombre, un coup de lumière, un cri, un bruit, un silence, un parfum, une émotion et l'encre sort du stylo pour tacher le papier ou l'écran...

 

 

Fabulette à la fontaine   ou Cruchon et Cruchette

 

 

C'est l'histoire d'un potier qui envoyait toujours sa femme à la fontaine

Brave cruche, elle allait remplir ses pots, avant qu'il ne les vide

  

 

Il trouvait l'eau si bonne,

se donnant à aimer

elle donnait du moelleux à la terre qu'il maniait

elle guérissait ses maux, irisait ses émaux

la jetait sur ses joues pour adoucir son vin

après des nuits de brame et de halètements

à dompter la "bête" qui grognait et soufflait

les flammes de l'enfer, en avalant son bois,

quand il confiait ses pots au ventre du volcan

 

  

Elle trouvait l'eau si belle,

se donnant à puiser

elle reflétait ses yeux éclairés d’auréole

elle aimait s'y baigner et s'y ébattre folle

un jour qu'elle s'y mirait, y vit le loup danser…

 

 

 

Lors, quand le soir revint et voulant prendre un pot

pour s’abreuver d’un trait d’une fraîche rosée

notre potier soudain, toucha le fond du pot

ne vit goutte au logis, ni belle évaporée…

 

Tant va la cruche à l'eau, qu'à la fin, elle se "casse" !!!

 

                                                            dominique Delarue 2006

 

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Pot à vinaigre et à douceurs

.

Le bel art s’en vient à l’artiste

Et l’artisan s’en va faisant

Mais en ces temps de cochon maigre

 

Où tirelir’ casse souvent

Le lard ne vient pas à l’artiste

Et le potier reste artisan !

.

 

Le fond du pot sent le vinaigre

A se nourrir de coups de vent

.

 

Le chaland garde poche en main

Ne peux, ne veux tirer sa bourse

S’emplit les yeux de nos lumières

Du merveilleux de leurs matières

Part en courant vers le dépôt

Alors la boue enfante un pot

.

 

Reviendra-t’il après-demain ?

Serons-nous encor dans la course ?

.

 

Il ne sait pas brave passant

Dans ce beau métier qu’on ressent

La bonne odeur de glaise fraîche

Douceur de la terre endormie

Qui s’éveillant sous la caresse

Danse dans la main qui façonne

.

 

Sensualité d’une rondeur

Ou jeu du pinceau qui décore

.

Puis dans les ténèbres du four

Donner toute confiance au feu

Instant magique où la fusion

Fera donc son œuvre en cachette

Veiller la nuit comme un berger

Attendre le bon gré du temps

.

 

Cœur battant à ouvrir la porte

Plaisir du trésor découvert

.

 

Prendre un morceau d’éternité

Et se sentir petit ou grand

Mais humble devant le présent

De cette terre qui nous héberge

Puis repartir l’âme en avant

Aller voir l’avenir devant

.

 

Se prendre un pot sur la terrasse

Petit bonheur du matin calme

.

 

Dominique Delarue 2006

 

 

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                                   Premier envol                     (Rondel)

 

 

 

 

 

            Laisse partir les hirondelles,

 

                        Il te suffit d'ouvrir la main.

 

                                   N'attends pas trop après demain,

 

                                               Si tu veux voir battre leurs ailes.

 

           

 

 

                                                                       Garde confiance en leur modèle.

 

                                                                                  Toi qui veux suivre ce chemin,

 

                                                                                   Laisse partir les hirondelles,

 

                                                                       Il te suffit d'ouvrir la main.

 

 

 

                                                           Tu peux briser ta citadelle.

 

                                               Laisse ta fille ou ton gamin,

 

                                   S'en aller cueillir le jasmin.

 

                        Ils reviendront toujours fidèles.

 

 

            Laisse partir les hirondelles.

 

 

 

 

Delarue dominique 1996

 

 

 

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Nature

 

 

Un village regarde passer la rivière

Qui jaillit comme un pleur du ventre du coteau

Et son eau déchirée sur le pont, sur la pierre

Vient, caresse une fleur et chante à un roseau

 

Nature mon amie, oh toi tu m’es fidèle

Tu donnes sans compter ta sève, ton amour

Et même si tu meurs dans la boue infidèle

Tu sais, je t’aimerai jusqu’à ton dernier jour

 

dominique Delarue 1983

 

 

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Published by domido - dans potterre
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commentaires

ghislaine 01/03/2007 12:34

écris en beaucoup d'autres encore ! j'aime beaucoup.

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